Zou Bisou Bisou

Récapitulons. Après un mois de mars à vous faire ressortir les shorts, tees & cie ; passer vos soirées en terrasse ; rêver de votre maillot de bain voilà que se pointe avril qui semble bien décidé à pourrir le groove de l’empereur l’ambiance. Alors si toi aussi tu es en proie à un vent à décorner une licorne et que tu erres sur les internets, voici ce que je te propose. Arme-toi de toute victuaille ou accessoire nécessaire à la lecture de mon délicieux phrasé. Plus vite, j’attends ! Bien, maintenant, allume ton gramophone moderne, cherche dans ta bibliothèque à vinyles dernier cri (aka Spotify) un morceau de jazz ou de swing avec un bruit de disque qui peine à tourner, sers toi un verre de scotch, allume un cigare (ces derniers choix sont laissés à l’appréciation du lecteur, mais quand même…) et détends-toi. C’est bon, on est bien installé ? Bien. Prépare-toi cher ami, ce soir on remonte le temps, on agite du pompon, on se désape et on se prend des paillettes dans la face. Tu l’auras compris, ce soir on parle BURLESQUE.

Soulignons ici que nous n’aborderons en aucun cas ici la bouse proposée par Christina AGUILERA et Cher mais bien le new burlesque, celui qui fleure bon le rockabilly, le glamour et les tatouages.
Cela ne vous aura sans doute pas échappé sauf si vous vivez dans une cave, mais depuis deux-trois ans (si ce n’est plus) nous surfons sur une vague vintage : le mot est lâché. Le principe est extrêmement simple. Prenez tous les vêtements ou objets qu’ont jeté vos parents après vos multiples quolibets assortis de grands « Putain c’est moche», dans votre imaginaire apposez leur une étiquette marqué 30-40€ pour rester correct et pleurez devant en les retrouvant dans une vente parce que : oui vous aviez le même mais il est passé à la benne et maintenant il faut allonger le pognon. Enfin bref, là n’est pas la question. Toujours est-il que ladite vague est en train de se transformer en tsunami.

Mais revenons-en à notre mouton pailleté. Le new/neo burlesque c’est un mouvement qui trouve ses racines aux USA au début des années 90. Le principe ? Des performances scéniques rivalisant d’imagination durant lesquels les protagonistes se déshabillent ou plus exactement s’effeuillent. Je dis protagonistes parce que oui, vous aussi messieurs pouvez faire part de vos talents dans ce domaine. « Ouais, du strip-tease quoi ». Que nenni vil faquin ! Ca servait à quoi de lui trouver une appellation sinon ?! D’une, le burlesque n’est pas vulgaire ; de deux, tu n’as pas besoin d’avoir l’approbation de LAGERFELD pour monter sur scène et de trois on est là pour s’amuser. Les prestations sont donc des petits moments de drôlerie et de connivence.

Comprenez-bien que je vous fais ici la version courte, si vous voulez vraiment explorer le monde du new burlesque, il y a de très bons sites pour cela. Le genre émane de deux grandes influences : les grandes revues parisiennes (Moulin Rouge, Folies Bergères) mais aussi de la tradition du cirque. Les spectacles sont donc itinérants et ne se limitent pas aux grandes villes, au contraire. C’est dans les années 40 et 50 que le discipline revêt ses lettres de noblesse avec la montée du rock’n’roll. Après avoir diverti les foules, le burlesque devient finalement marginal dans les années 70 puis finit par être éclipsé à une époque où l’érotisme et le nu se font beaucoup plus présents.
C’est sans compter sur un revival durant la décennie suivante. Car c’est bien connu what goes around comes around dixit notamment le prophète Timberlake. On explore de nouveaux horizons en matière de rock et du coup on ressort la panoplie qui va avec : tatouages, pin-ups, belles mécaniques lustrées… Dans les années 90, la troupe du Velvet Hammer Burlesque contribue fortement à la relance du mouvement burlesque, d’où le « new » burlesque. C’est pendant cette période que les nouvelles figures de proue vont émerger : Dirty Martini, Mimi le Meaux, Kitten on the Keys, Dita von Teese pour citer les plus connues. Le genre se charge aussi de convictions, les femmes se veulent maîtresses de leurs corps, revendiquent leur non-appartenance aux standards édictés par la société…
Ce renouveau donne aussi au premier festival du new burlesque en 2001 où les spectateurs affluent permettant ainsi une médiatisation du mouvement. Les troupes se multiplient aux USA ainsi qu’en Europe. En 2010, c’est Matthieu AMALRIC qui mettra le burlesque en pleine lumière et sous le feu des projecteurs cannois en présentant son film Tournée au festival de Cannes accompagné du prestigieux Cabaret New Burlesque. Depuis, les cours d’effeuillage et ateliers vintage en tous genres se multiplient.

Bon c’est bien beau tout ça, mais comment je suis arrivé dedans hein ? A vrai dire, difficile de m’en rappeler, sûrement un reportage à la base. Mais cette aventure a surtout été relancée grâce à ma merveilleuse A. avec qui je me suis rendu à mon premier spectacle dans le 9ème arrondissement de Lyon. Il faut bien reconnaître que ma ville d’adoption bénéficie de beaux talents en matière de new burlesque. Je vais vous donner mes clés pour comprendre pourquoi ces shows sont géniaux. Première chose : l’ambiance. Difficile de faire plus bonne enfant, généralement tous les spectateurs se prêtent au jeu et arrivent en tenues d’ « époque », la musique est bonne, on esquisse doucement des pas de danse même si ça ne ressemble à rien. Deuxième chose : le public. Déjà on note que les femmes sont généralement plus nombreuses que les hommes à ce genre d’évènements. Ma première crainte quand je suis allé voir ce spectacle, c’était qu’il y ait des lourdauds vociférant des « A poil ! » dans un râle biéreux. Et bien non, au contraire, on a à faire à un public respectueux des performeuses. D’ailleurs le premier à sortir une connerie à plus de chance de se retrouver tout nu sur scène qu’autre chose ou se faire frapper par son voisin, au choix. Troisième chose : les FILLES ! Je ne peux pas vous dire avec quelle patate je suis sorti du premier spectacle. Voir toutes ces nanas complètement décomplexées s’amuser sur scène, interagir avec leur public et rivaliser d’imagination pour nous séduire tout en nous faisant marrer c’est juste exceptionnel. Si vous avez un ami dépressif, faites le venir ! Autant vous dire que depuis le premier show, on a tenté de les enchaîner dans la mesure du possible les soirées, certaines s’y sont même mises. Vous avez là ma vision de la chose et je ne peux que vous incitez à découvrir ce phénomène par vous-même. Prochaine étape pour moi, la Nuit de la Prohibition en mai. Bisou pailleté !

B.

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The Show

Elle s’appelle Touskha et elle est lyonnaise.

Ce mercredi 8 février 2012, c’est au Boudoir que nous étions conviés pour un évènement mode 100% gône. Situé dans l’ancienne gare des Brotteaux, devenu lieu de fréquentation d’une jeunesse dorée, ce restaurant faisait office d’écrin pour la présentation de la nouvelle collection printemps – été de cette jeune styliste. Devant au départ y aller en tant qu’ami des organisatrices, c’est finalement sous mon étiquette de blogueur que je m’y suis retrouvé invité par la créatrice. A la clé, une place de premier choix pour assister au défilé aux côtés de Mlle Héloïse et de Froufrou (ainsi que de deux autres créatures tout aussi délicieuses).

Mais tout d’abord, qui est Touskha ? Natasha DROUHIN, aka Toushka, est une styliste modéliste franco-américaine née à Lyon. Passionnée dès son adolescence par la mode, elle fera ses armes dans divers ateliers ainsi que chez des créateurs de haute couture. Motivée par ses expériences, elle intègre en 2007 l’Istituto Maragoni à Milan afin de parfaire son savoir-faire tout en gardant un pied ancré dans la création en travaillant pour quelques marques. C’est véritablement en 2009 que Natasha saute le pas en lançant sa propre ligne de prêt-à-porter féminin.

Venons-en au vif du sujet, la nouvelle collection. L’avantage d’arriver en avance à ce défilé c’est que, malgré l’effervescence le précédant, c’est la créatrice elle-même qui nous a accueillis. Et autant dire que Toushka est adorable et très accessible. Après nous avoir brièvement parlé de sa nouvelle collection, elle s’enfuit vers la coulisse pour donner le signal de départ à ses créations. Malheureusement pour moi, je suis parti avec l’attirail du boulet. L’appareil photo est resté à la maison et la batterie du portable est en fin de vie. Ajoutez à cela un serveur qui n’a pas arrêté de passer devant moi et vous comprendrez le pourquoi du flou des photos dont je m’excuse d’avance.

La grande force de Natasha ? Ne pas s’arrêter à une pièce d’habillement, elle fait de tout, hauts comme bas. Cependant, il faut avouer que la pièce maîtresse de cette saison, c’est bien la robe. C’est donc portées des mannequins au maquillage all glitter (Ke$ha touch  ?) que vont se succéder les pièces. Mis à part deux ou trois pièces cassant pour moi l’unité des créations, l’ensemble est on ne peut plus cohérent. Ce qui se dégage de l’atmosphère de la collection, c’est la volonté de créer un vêtement haut de gamme mais facile à mettre. Toushka joue avec les formes, les couleurs mais aussi les matières : coton, soie, velours… Les lignes restent classiques (tout en étant glamour) mais un élément est toujours présent pour rappeler la patte de la créatrice. Ceci se manifeste essentiellement par la présence de nœuds plus ou moins gros suivant les tenues. Pour définir les confections de Toushka, je pense qu’on peut parler de luxe sobre. Paradoxe des termes certes, mais reflet d’un travail conciliant efficacement femme active et produit haut de gamme.
Avec une gamme allant de 49 à 229 € tous produits confondus, vous pouvez facilement trouver votre bonheur et vous offrir une pièce de créateur.  De plus chacune des créations est le fruit de la volonté de Natasha d’une production à la main et made in France ! Je ne peux donc que vous encourager à visiter le site officiel de Toushka afin d’en savoir plus et de retrouver des visuels de qualité ;)

B.

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Tell Me I’m Your National Anthem

Vous n’avez sans doute pas échappé à cette frimousse, son nom ou sa voix voire même un combo des trois. Lana del Rey a sans doute été la rescapée musicale la plus médiatisée de la fin 2011 et du début 2012. Cette jeune fille ne m’avait pas atteint les oreilles avant décembre. Comme toute chose ou personnalité buzzant trop sur la toile, j’ai tendance à m’en écœurer d’avance, parfois à tort.

Alors quid de Lana ? Née Elizabeth Grant à NYC, cette jeune fille n’en est pas à son premier coup d’essai dans le domaine de la chanson. Sa première tentative date de 2010 et est, disons-le sans hésitation, passé complètement inaperçue. Si vous l’avez entendu je vous invite cordialement à me jeter le premier gravillon que vous trouverez. Cependant la demoiselle ne lâche pas le morceau et revient pendant l’été 2011 avec un nouveau single, un nouveau style, une nouvelle couleur de cheveux et de nouvelles… non on ne parlera pas de ses lèvres.
Video Games marque donc le début de la carrière espérée un an auparavant. Le site Pitchfork propulse d’ailleurs le single au rang de « meilleur nouveau morceau ». Et la mayonnaise finit par prendre. Difficile d’échapper à son emprise sur les réseaux sociaux et nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le bienfondé de l’apparition de cette énième créature musicale. A une époque où tout le monde se veut chanteur, il faut bien avouer que ça peut être légitime.
Mais c’est justement là que Lana cherche à faire la différence. Contrairement à toutes ses consœurs qui rythment nos journées à coup de pop vitaminée plus ou moins digeste, elle arrive tel un nuage de fumée. Quand vous écoutez Video Games, ce sont les violons qui viennent vous chercher, tandis que s’ajoute progressivement la voix vaporeuse de la chanteuse. Car là est toute la recette, une orchestration qui tranche un peu avec le contexte actuel (avouons qu’on surfe sur la vague vintage/hipster) et une ligne vocale évoluant sur un fil qui oscille entre ciel et terre. On marche dans les graves autant qu’on décolle les pieds du sol avec les aigus. C’est un peu rauque, on a des fois l’impression que ça accroche mais on trouve ça chouette. Ou pas.

Car c’est bien là que le bât blesse. Après avoir été (trop vite ?) encensée, Del Rey a fini par apparaître rapidement antipathique aux yeux de certains critiques. Cette petite baisse de régime s’est entérinée avec la prestation offerte par Lana sur le plateau du Saturday Night Live. Avouant d’elle-même qu’elle est stressée par ses apparitions en live, il faut bien reconnaître que le spectacle n’était pas glorieux. Des yeux de biche effarouchée, une voix qui ne sait plus vraiment ou aller, un micro auquel il  aurait fallu mettre un pied tellement la pauvre créature donnait l’impression de se reposer dessus… Le suicide au moyen d’une de ses griffes vernies restait plausible.
Et c’est ça qui irrite les médias. Celle qui était une découverte, se retrouve rétrogradée au statut de produit marketing. On l’accuse de trop en faire, de n’être qu’une fille qui se fait plaisir avec les deniers de la fortune de papa, de ne pas assurer en live… Faisons rapidement un point sur ces trois théories. Aujourd’hui quelqu’un qui revendique des influences est tout de suite taxer d’utiliser un univers sans en maîtriser les codes, je trouve que pour une gourde elle ne s’en sort pas mal niveau réalisation non ? Elle bénéficie de l’appui financier de son père certes, à ce moment-là je ne vous conseille pas de dresser la liste des fils et filles de sur le circuit artistique sinon on n’est pas couché. Dernier point : le live. Là aussi si la justesse et l’aptitude à chanter sans bande son consacrent une carrière merci de me laisser cinq minutes pour que j’envoie un mail à Madonna, Rihanna, Katy Perry et consorts pour qu’elles passent déposer un CV à Pôle Emploi. Ajoutez à cela les nouvelles rumeurs de plagiat qui semble être le nouveau truc à la mode quand deux notes se font coucou dans des chansons distinctes.

Bref, je pense que vous avez saisi, j’ai écouté ledit album et je dois dire que personnellement je suis plutôt conquis. Sur quinze morceaux, la majorité des éléments est bonne mais ça ne veut pas pour autant dire qu’il faille tout garder. J’ai d’ailleurs toujours un peu de mal avec ses tentatives d’up tempo. Les paroles sont parfois tellement sirupeuses qu’on frôle la crise de foie, mais on lui pardonne. Je suis bien loin d’être un critique musical, enfin après lecture de certains articles estampillés professionnels je me dis que je pourrais, je n’ai d’autres conseils que de vous dire de vous plonger dans l’album si vous avez un moment. Ne lisez pas de critiques et jugez par vous-même, enlevez-vous tout ce buzz de la tête et partez sans à priori.

Mon top 5 :
Born to Die / Video Games / National Anthem / Dark Paradise / Summertime Sadness

Débrouillez-vous avec ça :)
B.

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What have you done..?

Bien l’bonsoir à tous !

Nouveau signe d’activité de ce blog dont le mutisme prolongé vous est désormais familier. Mais avouez quand même que ça vous plaît de voir ses petites pages se garnir presque par surprise… Ce soir, c’est d’un concert report que je gratifierai vos petits yeux délicats déjà épuisés par une journée de labeur (ou pas).
Samedi, le Transbordeur de Villeurbanne accueillait le quintet hollandais Within Temptation. Pour les novices, ce groupe est l’une des figures quasi emblématique du métal symphonique à chant féminin. Schéma classique pour la formation en 1996 : deux membres fondateurs Sharon et Robert sur lesquels se greffent les chaînons manquants. En 1997, Enter pointe le bout de son nez ainsi que le succès qui semble bien désireux de les accompagner. La formation sera également connue pour ses nombreux changements de musiciens au fil des ans. Au tout début, le groupe est fortement imprégné d’un univers gothico-elfico-onfaitdesphotoshootsdanslaforêt qui s’estompera au fur et à mesure de leur carrière pour aboutir à un visuel très travaillé.
Cet univers se ressentira également au niveau musical où les chants des petits oiseaux seront au final abandonnés au profit de riffs bien plus agressifs, le tout couronné de la voix angélique (si si)  de Sharon.

C’est donc cinq albums plus tard que je m’apprêtais à (enfin !) découvrir le groupe sur scène accompagné de mon fidèle JC. Avantage d’arriver en retard ou plutôt de ne pas arriver en avance : on a pas eu bien longtemps à attendre sous la pluie. Inconvénient : plus une place en gradin, plan initial. C’est finalement sur le côté droit de la fosse que nous trouverons notre emplacement. Si habituellement les premières parties démarrent avec un peu de retard, c’est avec une précision de montre suisse que le trio belge de Triggerfinger débarque sur scène.
A l’instar du chanteur de Pain qui ouvrait le concert de Nightwish, le groupe débarque en costard : deux classiques et un aspect cabane de plage à Deauville. L’appellation officielle du style de ces charmants anversois est le blues-rock tendance hard rock (barbare n’est-il pas). Comme à chaque fois lors de nos précédents concerts, il s’avérera que ce groupe est tout bonnement excellent et cela se confirme au fur et à mesure des morceaux ponctués de “Mais qu’est ce qu’il fait vieux ce chanteur, on dirait mon père” émanant de mon JC. Il faut dire qu’il a beau faire vieux, son charisme et sa voix de velours (j’exagère à peine) jouent en sa faveur.

Après 45 minutes, le groupe dépose les armes afin de libérer la scène au profit des acteurs principaux de cette soirée. C’est au bout d’une demie heure d’agencement de scène englobant la surélévation des synthés et de la batterie que les lumières s’éteignent enfin. Les musiciens entrent sur l’interlude Mother Maiden qui reprend l’introduction de l’album, avant que l’écran “géant” ne se divise en deux pour laisser apparaître Sharon.
Cette dernière a toujours revendiqué de s’occuper de ses tenues de scène voire même de les créer, on se demande parfois si c’est vraiment une bonne idée au vu de son étrange calicot blanc ondulé. J’ai abordé ce show avec une certaine crainte suite aux nombreuses critiques que j’avais pu voir concernant les dernières interprétations live de Mme Den Adel. Ces doutes seront bien vite dissipés par l’interprétation magistrale de Shot in the Dark. Et c’est tout le long du concert que la chanteuse va nous démontrer qu’elle est bien loin d’être une novice en exploitant tout aussi bien ses aigus que sa belting voice. Car là réside également l’évolution de la bande ; après avoir exploité pendant les premières années la pureté de la voix de Sharon, les compositions ont fini par utiliser voire privilégier ses graves. Le chant est impeccable, l’occupation de la scène mesurée et les interludes vidéos bien placés. Le groupe donne le meilleur de lui-même, Sharon sourit sans cesse, entraîne le public… Elle rayonne tout simplement ! Impressionnant de constater d’ailleurs la ligne qu’elle conserve après trois grossesses, mais cela est anecdotique. La playlist s’avère éclectique mais le temps défile vite, bien trop vite :

  • Shot in the Dark
  • In the Middle of the Night
  •  Faster
  • Fire & Ice
  • Iron
  • Our Solemn Hour
  • Stand My Ground
  • Sinead
  • What Have You Done ?
  • The Howling
  • Angels
  • Memories
  • See Who I Am
  • Mother Earth
  • [Rappel] Stairway to the Skies


C’est pendant ce final magnifique que Sharon gratifiera l’assistance d’un maladroit mais tellement mignon “Ce soir Transbordeur, très, très, très merci”. Trois saluts et puis s’en vont, il est déjà temps de rallumer la salle et de tenter de conserver des souvenirs plein la tête.

Ma trinité métallique est donc désormais complète. Après Nightwish et Epica, les Within étaient la dernière pièce de mon puzzle. Un concert mené de bout en bout de main de maître où j’ai encore pu une fois me délecter de ces artistes qui ont le respect de chanter en live pour leur public.
Quelques petits regrets cependant (mais qui n’ont pas altéré grand chose) : un public très mollasson en gradin, le son des écrans pas totalement en symbiose avec les paroles, l’absence de pyro et toujours ces gens qui n’ont pas le respect de filmer au niveau de leur tête et pas en dessus. 

J’en profite pour faire un petit point sur mes groupes fétiches pour ceux que ça intéresse :
- Epica est en studio et l’album est annoncé pour mars 2012, donc nouvelle tournée ! A savoir que le groupe célèbrera ses dix ans d’existence et prévoit donc un énorme show qui pourrait déboucher sur un inespéré DVD.
- Nightwish vient d’annoncer ses dates de concert dans l’hexagone, rendez vous est donc pris à Tony Garnier pour le 20 avril 2012. Le premier single Storytime sera dans les bacs le 9 novembre et l’album Imaginaerum a été avancé au 5 décembre. Le film est quant à lui toujours prévu pour janvier 2012.
- Revamp traverse une passe difficile. En effet, Floor traverse actuellement une période burn out qui a contraint le groupe à annuler ses propres projets de tournée ainsi que ceux avec MayaN. La chanteuse a pris le parti de raconter ce coup dur dans une vidéo très touchante que vous pouvez retrouver ici, où elle nous livre des explications sur ce syndrome, s’excuse auprès de ses fans et cache difficilement son envie de retrouver la scène au plus vite.

B.

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Crystal clear

« – C’est qui ? Qui veux-tu que ce soit c’est moi !
- Etes-vous ? Etes vous ma consience ?
- Euh… oui, oui ! Je suis ta consience ça fait un moment qu’on a pas parlé tous les deux, comment vas-tu ? »

Bien sûr les plus doués d’entre vous auront reconnu une fameuse réplique du Monde de Némo, pour les autres, je ne sais plus quoi faire… Pourquoi commencer comme ça, tout simplement parce que ça fait effectivement un bon bout de temps que mon clavier était en sourdine.Vous remarquerez quand même que ce blog a fêté son premier anniversaire sans s’en gargariser et qu’on a fini par un quota d’un article par mois, ce qui n’est pas si moche. En plus je suis un sadique j’écris la veille de la rentrée parce qu’il y en a bien qui recommence demain non.. ?
Pourquoi ce retour donc, j’ai eu un déclic qui a été (sacrément) conforté par (la fabuleuse) Megaleau. A défaut d’être affublé comme elle d’un top recherche correspondant au mot kébab, c’est Secret Story qui génère de mon côté le plus de visites, chacun sa tare. Vous comprenez donc bien que je ne peux plus tolérer ça.

Faisons donc un point sur l’éducation. Qui dit rentrée dit établissement scolaire de plus ou moins haut niveau, et la meilleure c’est que j’ai failli ne pas en avoir. Explication. Inutile de vous rappeler qu’on vit aujourd’hui dans une société particulièrement instable à tous les niveaux. Donc d’abord on te pousse à passer ton bac (S de préférence), ensuite on te dit que c’est mieux de faire des études et quand tu obtiens ton premier diplôme on affirme que plus elles sont longues mieux c’est. On ne peut pas dire que jusqu’à présent j’ai suivi le schéma classique, bac L (et tu comptes faire quoi avec ça ?), LLCE avortée au bout de la première année, une gap-year pour gagner des sous et enfin la consécration avec le BTS Com’ (non mais genre). Et pour une fois cette année j’étais bien décidé à continuer, dossier envoyé à l’IAE de Lyon III pour leur licence professionnelle (parce que l’alternance c’est l’avenir) avec comment dire, à peu près la certitude d’être pris… Que nenni ! Il faut déjà bien comprendre la politique d’une telle administration. Si tu ne te renseignes pas, ce ne sont pas eux qui viendront te chercher et une fois que tu as réussi à les avoir au téléphone ils ne sont pas autorisés à délivrer des informations par le biais du combiné mais que tu vas recevoir un courrier dans une période indéterminée. #Etape 1. Ensuite tu prends l’initiative de te déplacer jusqu’à eux alors que tu es en période d’examen. Une fois arrivé sur place on te dit que ah bah non au final ton dossier n’a pas été retenu mais qu’on ne peut pas te fournir le motif qui sera joint au courrier. #Etape 2. Tu attends donc le courrier. #Etape 3. Après un mois environ, tu reçois saint Graal, où on te dit que tu n’as pas un niveau adapté à la formation. Au début tu relis et tu souris parce que tu sais ce que vaut ton dossier mais finalement tu sors assez vite de tes gonds surtout quand tu t’aperçois que l’intitulé de ton courrier commence par mademoiselle. #Etape 4. A la suite de ça, tu te lances dans la rédaction d’une missive non pas assassine mais bien sentie histoire d’exprimer clairement ton incompréhension. Puis, tu la fais relire par un petit comité de privilégiés pour voir si tu n’as pas eu la dent trop dure. #Etape 5. Tu te rends à la Poste faire la queue pendant 1/2h pour faire affranchir ton courrier en recommandé avec AR et tu gardes précieusement ton petit coupon. #Etape 6. Et tu attends. #Etape 7. Le problème c’est que tu attends longtemps, très longtemps… et d’ailleurs j’attends toujours.

Donc avant de te faire couillonner, tu as quand même eu la présence d’esprit de postuler pour une L3 à la faculté. Tu déchantes vite lorsque ladite université t’informe que face au très grand nombre de demandes tu as été placé sur liste d’attente et que tu dois attendre fin août avant d’avoir une réponse ferme et définitive. Inutile de préciser que dans ce genre de situation, tu perds un peu facilement le moindre espoir d’être sur les bancs de l’école à la prochaine rentrée universitaire, parce qu’évidemment toutes les inscriptions sont closes avec le temps que tu as perdu. Tu te dis donc que puisque ça se goupille aussi mal tu vas en tout état de cause te chercher ton premier emploi. Enfin, selon moi, on devrait remplacer le terme de recherche d’emploi par guerre électronique, guerre des nerfs, parcours du combattant ; quelque chose qui annonce la couleur directement quoi. Au début tu la joues classique, un p’tit CV attractif comme on t’a dit à l’école, une lettre de motivation sincère et sans fautes d’orthographe et tu t’évertues à faire mouche dans la boîte de réception électronique de ton interlocuteur. Tu as juste oublié un détail, tu es fin juillet et les gens partent en vacances…
Tant qu’à faire, tu mets à profit ton temps libre et tu te fais un CV électronique sur la quasi totalité des plateformes internet, je dispose donc aujourd’hui d’un compte : DoYouBuzz, Viadeo, LinkedIn et Yupeek. Après tu te charges de mettre le moindre de tes contacts à l’affût de la plus petite offre d’emploi qui leur arriverait aux oreilles et puisque tu as découvert le pouvoir de Twitter entre temps, tu demandes gentiment à tes contacts de ReTweeter ta demande quitte à le faire plusieurs fois par semaine (excusez moi). Août s’écoule très rapidement et tu n’as toujours rien malgré ta bonne volonté. Et là se produit le miracle que tu n’attendais plus, la fac t’informe que des places se sont libérées et que tu peux finalement accéder à la formation !
C’est donc une petite victoire pour moi, je serai encore étudiant en perfectionnement pendant un an avant d’entamer la vie active. Petite mise au point. Je trouve absolument regrettable que des instituts promettant de former des étudiants “du haut du panier” ne soient même pas à même de se justifier devant des remarques légitimes et préfèrent tout ignorer, c’est bien signe que la formation est définitivement devenue un business où l’individu n’a plus d’intérêt sauf ce qu’il peut rapporter. Quant à vous messieurs les recruteurs, je suis bien conscient du nombre de sollicitations que vous recevez par jour mais un non franc est plus appréciable qu’un silence improductif.
Je conclus en remerciant tous ceux qui ont été là pour m’épauler, me donner un coup de main, des conseils (Twittos included). Toute ressemblance avec des faits s’étant déroulés n’est pas fortuite. A très vite.

B.

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I wanna see you on my screen boy…

Lecteurs, l’heure est grave. C’est empreint d’une émotion perceptible que je suis au regret de vous informer que l’un des plus grands fléaux de l’humanité est de retour. Nous pensions l’avoir éradiqué depuis sa dernière médiatisation mais non, SECRET STORY est de nouveau sur nos écrans. Je sais qu’en parler sur ce blog joue bien malgré moi un rôle de publicité mais je sature (ça ne fait pourtant même pas une semaine).

Nous devons cette émission au merveilleux genre qu’est la téléréalité, le concept : enfermer une quantité de crétins non négligeable dans un lieu clos ou en pleine nature (pour les plus téméraires). Les candidats sont généralement des anonymes mais peuvent parfois être des célébrités has-been. Inspiré des pays anglophones, c’est en 2000 qu’M6 tente l’expérience avec Loft Story. Alors c’est sûr qu’au début ça nous a tous intrigué, épier des gens qui vivaient au sein d’une même maison, partager leur quotidien… on a même fini par chanter Lofteur Up’n’Down c’est dire. Bien qu’assimilée à de la télépoubelle par TF1 à ses débuts, le genre deviendra petit à petit un des filons de la chaîne. La deuxième édition on l’a finalement regardée sans vraiment la voir, et puis les émissions se sont multipliées et ça a commencé à nous (me ?) lasser. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir exploré tous les domaines : chanson, aventure, rencontre… Je vous propose donc avant tout un florilège non exhaustif des chefs d’œuvre dont nous avons bénéficié au fil des ans : Loft Story / Le Bachelor / Opération Séduction / Star Academy / Le Pensionnat de Chavagnes / Koh Lanta / Popstars / Queer / L’Ile de la Tentation / Nice People / Les Colocataires…

Dernier fait d’arme en date, le fantastique Carré VIP, si réussi qu’on a dû l’arrêter en plein vol le 1er avril : « - C’est une blague ? » « - Non connard, tu prends juste tes affaires et tu rentres ». Comment comprendre alors la tentative de la chaîne de nous remettre une couche de secret..? Je n’ai pas encore regardé l’émission une seule fois, mais j’étais (malheureusement) sur Twitter le soir du prime, autant dire que je sais tout. Tout le monde trouve ça exaspérant, mais tout le monde regarde. Alors que penser de cette cuvée 2011 qui a la lourde tâche de ne pas faire regretter aux annonceurs et à TF1 d’avoir investi. Penchons-nous donc sur la liste des secrets…

    • Je suis tireur d’élite : super, on parle niveau armurerie ou relations sexuelles..?
    • Nous sommes les maîtres des souterrains + on est jumeaux gay [vs] hétéro : c’est génial tout ça, mais vous penser pouvoir caser maîtres des souterrains sur votre CV..?
    • Nous sommes en couple : ouais mais on a échangé nos partenaires, c’est trop plus drôle quoi !
    • Nous sommes un faux couple : bah tant qu’à faire, plus on est de fous…
    • Je vis avec les poumons d’une autre : il serait peut-être temps de lui rendre…
    • Je suis pom-pom girl : faux, tu es cheerleadeur !
    • J’ai été bonne sœur : alors, alors Jésus en vrai il est comment..?
    • Je suis somnambule : fais gaffe mec quand même, y’a une piscine…
    • Une reine de la pop a brisé mon couple : tu m’étonnes, moi aussi à sa place, j’aurais tiré Madonna.
    • Je suis mythomane : si ça se trouve tu mens ! Enfin, c’est un peu le cas de tout le monde dans cette maison non..?
    • Je suis franc-maçon : merde manquait plus que ça.
    • Mon père s’appelle Brigitte : enchanté, ma mère c’est Jean-Claude.
    • Je suis la clef du secret de la maison : toi, tout le monde va te passer dessus…

Bilan de tout ça, j’ai de la peine. Comment des gens peuvent-ils encore accorder une once de crédibilité à cette émission ? Je suis curieux de savoir ce que recherche le public qui la regarde, savoir si les gens se rassurent de contempler des gens plus bêtes qu’eux ou si tout n’est que réinvention des jeux du cirque. Un candidat est jeté dans l’arène, il sera trainé plus bas que terre, on décidera de l’éliminer [pacifiquement] et on l’oubliera. Parce que soyons clairs, le 8e des participants retombera dans l’anonymat le plus total. Alors quel motif peut suffisamment inciter des personnes à envoyer leurs candidatures à TF1, ceux qui disent participer au profit d’une cause me font doucement rire. Certes l’exposition médiatique existera, mais il n’est pas vraiment nécessaire de rappeler que nous avons ici à faire à une production passée maîtresse dans l’art de manipuler les images, qui fera dire ce qu’elle veut aux participants sans que ceux-ci s’en rendent compte, au profit d’une gigantesque pompe à fric. De plus, la majeure partie des gens qui s’engagent là-dedans n’ont aucune idée de ce qui va se passer pendant et après leur participation. Il suffit de voir comme tout est fouillé sur la toile, le Twitter de Morgan était déjà balancé par quelqu’un le soir du prime et des photos de lui en boxer circulait dès le lendemain. Les pires commentaires sur son compte ont déjà été balancés sur son compte, tant par les internautes que par les médias. On a tendance à un peu trop oublier que nous vivons en temps d’hypermédiatisation, où toutes les informations que l’on donne sont susceptibles d’être utilisées à mauvais escient. Si ces personnes doivent l’apprendre à leur dépend dans l’optique d’une hypothétique gloire, tant pis, j’espère juste qu’ils ont les reins solides moi je continuerai de dormir tranquille.

B.

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Sex on the beach

Au commencement, il y avait la mode et l’érotisme. Non, Adam & Eve n’ont pas été les premiers mannequins puisque la feuille de vigne n’a jamais été tendance. C’était nouveau, c’était beau on titillait vos fantasmes. Quand la recette a commencé à s’essouffler, on s’est tourné (façon de parler) vers le porno-chic. On franchissait une nouvelle barrière en affichant carrément les fantasmes du consommateur, avec une recherche esthétique certes, mais souvent juste pour attirer le regard. Cette fois, c’est tout bonnement vers le porno pur et dur (encore une façon de parler) que se tourne Nicola FORMICHETTI, directeur artistique de la maison Mugler. Et c’est là que je me dis what’s the point ?

Je suis loin, mais alors très loin d’être puritain, c’est juste que je n’arrive pas à saisir la démarche. Chacune des campagnes Dolce & Gabbana se cale maintenant sur une logique porno-érotico-(chic) faisant fantasmer à la fois homos et hétéros (ou pas). Mugler pense donc innover en se lançant dans le royaume de Rocco et autres Clara.

Le défilé Mugler Hommes s’est déroulé hier, et la veille était donc révélée la vidéo promotionnelle de la collection baptisée « Brothers Of Arcadia » revendiquant les codes de la mythologie grecque. On a donc droit à spot de mini colosses en slip de bain qui s’éclatent sur la plage : corps sculptés et moites, vaguelettes et sable chaud. Au casting on retrouve Matthieu CHARNEAU, élu mister Gay 2010 par le lectorat de Têtu, mais surtout shooté par le fabuleux tandem photographique qu’est Exterface. Ce court métrage bénéficiera donc d’une version non-censurée qui devrait normalement apparaître aujourd’hui sur Xtube. Je m’interroge ainsi sur la nécessité d’un tel choix pour une marque prestigieuse. Que vend-on au final, les créations ou les corps ? Il faut croire qu’aujourd’hui un consommateur est plus enclin à payer le prix fort si on arrive à le faire bander mentalement ou physiquement. Au fond peut-on croire qu’il est préférable de préserver une image par les bonnes vieilles méthodes plutôt que faire un buzz qui fonctionnera à coup sûr peu importe le moyen. A force de traîner avec sa copine GaGa, FORMICHETTI n’est-il pas en train de sombrer dans une logique de la provocation qui à terme finira par lasser. On a déjà eu les tatouages, la clope, le sexe ; quel sera le prochain pallier ?

B.

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